mercredi 11 mars 2009

Dis, Barbie, tu veux être mon amie?









Il fut un temps où Barbie était ma vie . Barbie mousse dans le bain, Barbie sirène, Barbie a les cheveux qui poussent, Barbie te chante une chanson... Toutes rythmaient mes après-midi. Martyriser Barbie était mon passe-temps quotidien. Barbie s'intoxique avec sa mousse, Barbie sirène se noie dans mon bain, Barbie n'a plus les cheveux qui poussent car elle fait une chimio, Barbie ne chante plus de chanson car on lui a saccagé ses cordes vocales mécaniques. Parfois, j'inventais même des histoires sanglantes (ou autres) avec Ken. Ken a tué Barbie dans leur camping-car rose, Ken a trompé Barbie avec une Polly Pocket, Ken est devenu Homo et Barbie pleure au fond de sa maison magique. Je m'amusais beaucoup. Et puis, j'ai grandi et j'ai refoulé, dans mon inconscient, toutes mes idées détraquées, attendant patiemment leur retour, sans être trop pressée, à vrai dire. `
Bref, quand j'ai su que Barbie était chez Colette, je me suis dit que c'était le moment de me réconcilier avec elle. Exorciser le mal que j'avais commis et espérer une rédemption. Ni une ni deux, je file. Malheur à moi. Je me retrouve face à Barbie version fiancée de Chucky, qui me lance des éclairs derrière sa vitrine et qui, par dessus le marché, fait trois fois ma taille. Du vrai Chair de poule. Je fais pas la maline. Je tente un dialogue. Échec. Elle brandit sa brosse, prête à me frapper. Je pars en courant, et finis par cauchemarder toute la nuit. BB s'intoxique avec son shampoing, BB se noie dans son bain, on arrache les cheveux de BB, BB voit ses cordes vocales disséquées... Barbie m'a tuée.

Bons plans coiffure, manucure

Une fois n'est pas coutume, mettre le pied dehors, un samedi matin. Un petit rayon de soleil, un froid revigorant, allez hop hop, expédition. Problème: ivre de toute cette énergie, bien rare depuis le début de l'année, j'oublie qu'à cette heure, TOUS mes amis dorment. Prendre son mal en patience, après des dizaines d'appels dans le vent. Attendre donc 15H pour retrouver Alexandre et partir déambuler dans le 20e. Penser à ne pas mettre des talons la prochaine fois que j'affronte la rue de Belleville pour rejoindre les buttes Chaumont. Temps gris, froid, mais Octave, le néo manouche, arrive. Se retrouver autour d'un verre. Apprécier. Et rapporter de cette journée les bons plans coiffure, manucure et soin du cheveux, pour que CE blog devienne LE blog incontournable en matière de cosmétiques et autres artifices.



Toi qui te ronges les ongles pour un oui ou pour un nos et qui désespères d'avoir un jour une manucure de rêve. Rue de belleville, les mains prennent des couleurs, bon chic bon genre. N'oublie pas le bracelet breloque pour que tu deviennes l'arc en ciel de ton quartier.







J'ai trouvé le coiffeur de mes rêves. 7 euros pour ressembler à Marcel Dessailly, version 98, coupe du monde et footix. Une séance coiffure des plus sensorielles, comme quand tu achètes ton poisson chez Champion et que tu entends la mer. Ici, des oiseaux. Plein de petits canaries, mésanges et moineaux en tout genre pour te rendre de bonne humeur. Et si tu as la chance de ne pas te faire électrocuter par le séchoir qui traîne dans le bac à eau (Chante "I will survive " pour être dans l'ambiance), tu pourras t'amuser à regarder les photos souvenirs et autres bricoles de ce coiffeur atypique.Ne sois pas effrayé par ta sale gueule dans le miroir, c'est l'ambiance vert hôpital et lumière néon. A la lumière du jour, tu seras une star.

mardi 10 mars 2009

Revival


samedi 7 mars 2009

10 leçons de mode au Bon Marché

Il était une fois, a fashion geek était une professeur de français (si si, c'est vrai).... et ne savait pas comment cela aurait pu terminer.


Fin 1 possible: Sous prozac à 40 ans, dans un petit appartement de proche banlieue, je passe mes nuits à discuter avec mon chat. Mes élèves se muent en Picasso le temps de dresser mon portrait, un vendredi 13, dans les pages de leur agenda chipie, l’étudiant ou Ben. Sur les tables en bois, il y a gravé au compas : « J’déteste trop le français, la prof est vraiment une grosse conne de naine, tema elle a trop une sale gueule today ». Chaque matin, je regarde mon compte en banque, en espérant pouvoir au moins dépenser de l'argent. Ah Ah Ah la bonne blague. J'ai plus qu'à parier sur la Halle aux vêtements ou sur Kiabi, pouvoir d’achat oblige. Et que l’on ne me dise pas : « T'as de pures vacances ». Tu pars comment en vacances toi avec 1500e par mois ? Rêvant de plages paradisiaques ou de paysages de montagnes, je corrige finalement toutes mes copies ou je regarde un jour, une histoire sur M6, à 13H30. Je m'endors avec mon chat.

Fin 2 : À 30 ans, en déjeunant par hasard au Cojean du Bon Marché (Bon, contrairement à la fin 1, j'épouse un jeune cadre dynamique, et pas mon chat), je rencontre Alexandra Senes. Du vrai casting sauvage. Elle m’observe corriger deux trois copies, tentant d’éponger les quelques gouttes de café, que je renverse une à une sur les pattes de mouches, cela dit déjà dégueu, d' ados pré pubères . Là, elle me dit : « Bonjour, Alexandra Senes, journaliste , je crée mon école près du rayon jouets du Bon Marché, je vous engage ». Pas folle la guêpe. Je me renseigne. Elle me présente le corps professoral. Irina Lazareanu, prof principal, nous invite à ne plus culpabiliser sur un cancer pulmonaire éventuel. You hou, on peut fumer en cours. Farid Chenoune, prof de français, donne des commentaires composés ou des dissert sur la robe, le bermuda ou les lunettes de soleil. Avec Ariel Wizman, prof de musique, finies les souffrance de la flûte à bec et des chansons stupides type « Billy pourvu que tu m'aimes by Céline Dion». Je commence à flipper un peu. La barre est haute. « Ouais, mais est-ce que je serai à la hauteur , et puis y a déjà un prof de français ». « Ah nan, mais tu peux être prof de n’importe quoi, tant que que t’as du style. » Je réfléchis un instant. Prof de dépressions chroniques, prof de « manger des kinder buenos toute la journée, et ne pas être écœurée », prof de « j’aime les tenues bariolées que tout le monde déteste, et je les assume », prof de « je ne sais pas si je sers à quelque chose, mais je le vis bien ». Et puis, une idée brille. Prof de « je me prends la tête pour écrire des longs textes que personne ne lit sur un blog, car les gens préfèrent regarder des images ». Embauchée.

Si tu as aimé la fin 1, tu peux aller te coucher et regarder Thalassa, 30 millions d'amis ou Un Jour, une histoire, si tu as aimé la fin 2, va au Bon Marché voir l’expo 10 leçons de mode, au sous sol, galerie de l’entre temps, si tu tu n’as pas lu ce texte, 1) tu peux aller un peu te faire voir, 2) tu peux aller quand même à l’expo.





Le règlement intérieur de Madame la directrice, Alexandra Senes, commisaire de l'exposition. Des fiches et des fiches à relire et à apprendre par coeur.

Le cours d'anatomie de Gregor Shulz, ostéopathe des stars de la mode. Travaux Pratiques avec Oscar. Alice et Laure Brossard s'amusent.
Laure Brossard, pigiste de renom, Irina Lazareanu, Prof Principal unique sur terre et Alexandra Senes, commissaire d'exposition et directrice d'école.

Monsieur Farid Chenoune, professeur de commentaires composés et autres exercices dissertatoires sur les vêtements que vous portez. Professeur d'histoire de la mode, adulé de ses élèves à l'IFM.
Un cours de maths par Daphné Hézard, rédac chef de Jalouse
Méditons avec Loïc Prigent
Super cours de botannique et origamis
Cours de cuisine avec le fooding.

Sort doigt yeah foncecarde les normes établies.





Le style n’est pas qu’une question de chiffons. Tu peux être une modeuse invétérée, et ne pas « être stylée » parce que tu casses pas des briques niveau humour, intelligence, créativité… Cette situation est assez triste, voir pathétique. Ton vêtement tente alors seul de faire ta bonne fortune ; Tu n’iras pas loin. En revanche, si tu brilles par une personnalité à en faire pâlir toutes les filles qui te côtoient de près ou de loin et que, de surcroît, tu manies l’art du vêtement avec dextérité, « tu es au top, mec ». Un exemple. Lu6 Sort Doigt Yeah. Je sais, tu ne la connais pas. Mais, ne t’inquiète pas, si tu la rencontres, tu sauras que c’est elle sans même lui parler, tant son aura te transpercera le cœur, tel un rayon divin. Bon, ne nous engageons pas dans une prose lyrique. Restons cartésien. Hahahah. Bref, Sort doigt yeah, c’est la fille dont tu ne peux que jalouser l’humour. Reine des calembours, des contrepètries, des antiphrases, elle connaît la figure de style comme sa poche. Elle invente son propre langage, bouleversant la syntaxe classique, se réappropriant la grammaire française. Elle parvient même en un unique "update status "à ambiancer tout un réseau facebook. Chose peu évidente au regard des lamentations constantes de certains : « XX est au bout du rouleau et se fait chier, XX voudrait un peu de soleil dans sa vie, XX regarde passer les oiseau et aimerait être comme eux… » Elle cultive par ailleurs l’art de la « cute pute ». Comprendre « langue de pute sympa et abordable ». Denrée rare. Ajoutons à cela un style rock & roll pratique et pas bling bling. Lucie Sordoillet est mon amie génie.

vendredi 6 mars 2009

Happy Meal



Free Box HS.
S'exiler au Mac Do pour pouvoir travailler.
Sunday, nuggets, big mac et grosses frites huilées en fête.
Prendre 10 kilos pour tenir à jour son blog.
Tel est le prix à payer, demain.

mercredi 25 février 2009

Vieilleries








Retrouver un vieux ELLE de sa mère et plonger son nez dedans
Septembre 1995: Entrée en CM1
 L'année où je jouais aux pogs, où je portais un sweat benetton jaune fluo, où je regardais les minikeums (oh oh minikeums, on est la minikeum génération), où je collectionnais les images panini de Pocahontas ou du Roi Lion (je ne sais plus), où mes films favoris étaient Sauvez Willy et Beethoven, où j'écoutais les radio  cassettes d'Anne (en trouvant ça trop hype), égérie star de Walt Disney. 

mardi 24 février 2009

Mec, t'as mis ton Mickey?

lundi 23 février 2009

Pedro m'a muse



El mas guapo del Insituto Francès de la moda es Pedro Luque. Le quiero tanto. Y parezco tan estupita cuando hablo espanol que me voy a parar este mensaje.

Sin embargo, puedo cantar una cancion en espagnol si quieres y pondré una video en mi blog (hehehe). Qué comica estoy!
Pepito mi corazon
Quizas Quizas
Porque te vas?
Piensa en mi
La macarena
Las ketchupes
El gran Julio
Un ano de amor

Portrait de la semaine: Calda is a queen






Pas de fumée sans feu, pas de soirées sans Calda Queen et ses roulades mythiques.Car Calda Queen est la seule qui parvienne à libérer un dance floor à coups de pochette et parfois même à coups de pied, pour nous faire profiter de son agilité et de sa souplesse. Elle se baisse, c'est parti. Roulez jeunesse. T'as pas le temps de dire ouf, que déjà son public l'applaudit. Tu t'imagines alors toi même en maîtresse de galipettes sur béton armé, et tu ne peux t'empêcher de penser brisure de vertèbre, coup du lapin, lumbago en puissance. Il faut s'incliner, t'as pas trop le choix. Cette fille est unique. Et puis, tu tiens à remarquer que nous seulement elle roule, mais en plus, elle roule stylé. TATATA. Pas de caleçon Domyos et autres ballerines décathlon pour Calda Queen. À 18 ans, elle a la classe, la petite. Une silhouette inimitable: Rock attitude, féminité, et touches pointues, sans jamais trop en faire. Parfaite Raphie. C'est mon trésor aux lèvres rouges. J'espère qu'un jour, toi aussi, tu seras son amie. Mec, ça changera ta vie.

Passer une soirée à la Martin Margiela

Oh Joie! Mon réveil sonne trois quart d'heures plus tard que d'habitude, en ce vendredi matin. Le ciel est toujours gris, interminablement gris. Sentant monter en moi l'envie étrange de m'exciter contre tout ce qui pourrait m'énerver, je vais peut-être songer aux musico-lumino-chromo thérapies. En attendant, je cours rue de Passy pour rejoindre la cité de l'architecture où j'arrive cinq minutes en retard, mon noeud de travers, mon manteau grand ouvert, la silhouette débraillée. Quand deviendrai-je une femme, une vraie? Le temps n'est malheureusement pas aux questions existentielles, bien au contraire. L'O.... est là pour nous faire visiter la suite Martin Margiela afin que nous puissions nous "imprégner du créateur" (je cite) et lancer le meilleur parfum qui soit. Je ne sais pas pourquoi, mais chaque sortie "extra scolaire" me replonge en enfance. Impossible de me concentrer, je virevolte de droite à gauche, de gauche à droite, prenant 185 photos qui ne me serviront à rien. Comme à huit ans, quand avec notre super appareil jetable, on se retrouvait avec quinze vues du bâtiment immonde qui nous accueillait en colo(ou autre), sans savoir si on devait les jeter ou pas. D’ailleurs, je réalise au bout d'une demi-heure que je prends en photo pour la quinzième fois un des postes de télévision installés à l'entrée. Plus inutile, tu meurs. Vive l’heure du numérique. Cela dit, je finis rapidement mon papillonnage, l'espace étant tout de même limité. Je parviens dès lors à me concentrer un tant soit peu sur les détails. Une ambiance fin de soirée dont le temps se serait suspendu. Meubles et chien sont recouverts de housse. On a retiré les cadres des murs, découvrant à quel point ils étaient sales. Dans la pièce principale, les tables ont été rangées, l'hôte semble cependant avoir eu la flegme de faire la vaisselle. Tous les verres sont encore là, hiératiques. Après être passé devant une petite salle capitonnée où est exposée une paire de chaussures, voilà une salle à manger. Des confettis survivent sur la table. Les glaçons sont parvenus à sauter pardessus leur saut à champagne et à ne pas fondre. Les lampes sont emballées, la lumière est tamisée. Je me précipite vers une ouverture, espérant voir une nouvelle salle. Je me prends un mur. Trompe l'oeil. Du baroque aseptisé en veux-tu, en voilà, qui conjugue avec plus ou moins de subtilité les codes de Margiela. Rien d'incroyable. On reste sur sa faim. Je décide tout de même de prendre une photo à côté du pauvre chien coincé sous sa housse. L'O... vient de faire la même chose. Je choisis le même angle de vue, et ils me disent, non sans toupet: "On a l'habitude d'être copié". HAHAHA, on croit rêver.









Concept: Se prendre un mur
en fonçant dans des trompes l'oeil





Suite Elle décoration, Martin Margiela, Cité de l'architecture (75116)