vendredi 27 novembre 2009

Kevin, Miley, Taylor, Nick et Moi


Je suis en train de sombrer devant mon ordinateur. C'est Beyrouth sur mon bureau. Depuis une semaine, et deux heures: j'ai déposé les armes du travail. J'ai envie de balancer mon mac par la fenêtre, de cisailler un à un tous mes postits illisibles, et de noyer mon agenda dans un gigantesque Whisky/Coca/Vodka. Pas le temps. Mon portable sonne. Numéro de fixe inconnu. Banque, fac, administration en tout genre: ne pas répondre.
Je décroche.
"Salut, c'est ton père." Ah, et? . "Tu peux accompagner ta petite soeur voir les Jonas Brothers , en concert, ce soir".
"Bien sûr. "
Je m'entends prononcer le B I E N S U R, et j'ai déjà une sombre envie de me pendre. Trop tard. Pour ma petite soeur, c'est le plus beau jour de sa vie. Je ne peux pas être celle qui vient briser son rêve. J'ai pas envie de passer pour Médusa (cf vidéo ci-joint). Je sens la fatigue qui paralyse mon corps. Je ferme mon bureau et me voilà partie pour une grande épopée, qui me mène de la rue du bac et de son Bon Marché, à Bercy, ses Jonas Brothers, et leurs fans. Dans le métro, je sens déjà mon angoisse monter. Une bande de gamines criardes me dépasse, brandissant un espèce de torchon sur lequel est inscrit au feutre, paillettes /arc en ciel: "KEVIN, I LOVE YOU". J'interroge mes souvenirs. J'espère bien ne pas m'y voir en pleine séance de travaux manuel ,ryhtmée par la bande son d'un boys band imberbe. Je me rassure. Ni To be 3, ni G Squad, Ni Alliage. Je me souviens même m'être foutue de la gueule d'une fille de ma classe, qui avait un tapis des Worlds Appart, dans sa chambre. Ok, j'ai collectionné en douce les photos des Spice Girls. Mais, quand ma mère les a jetées, furieuse, me privant de télé: j'ai pas recommencé. Après, il y a eu Madonna. Il y a toujours Madonna, d'ailleurs. Oui, Oui, j'ai deux ou trois Tee Shirts. Mais c'est Madonna, merde, c'est pas Miley Cyrus. Ma demi soeur m'explique que Kevin va se marier, que Nick a des problèmes de voix liés à la puberté et que l'autre, dont je ne me souviens plus du nom, est sorti avec Miley, justement, et Taylor Swift, aussi. Mais, Dieu les préserve, ils n'ont pas couché ensemble. Les Jonas Brothers sont beaux, jeunes et .... viergesssss. Pas d'amour avant le mariage. On y croit tous dur comme du fer. Quand on voit où ça a mené Britney...
Concert sponso par Disney Channel. Tout est tiré à 4 épingles. A huit heures pile, on a le droit à une première partie D É S A S T R E U S E, qui conforte un suicide imminent. Bercy ressemble à une constellation. Toutes agitent avec ferveur le petit bâton lumineux, acheté une blinde mais signé Jonas Brothers,. Des hurlements. Ils sont là. Pas du tout. C'est juste une pub pour leur série qui passe sur un écran, suivi de Hannah Montana, et de High School Music Hall avec le beauuu Zac Efronnn (dixit ma petite soeur). Des hurlements puissance 20 0000. Là, c'est bien eux. Tiens, ils sont cute. Je m'assois dans le fond de mon fauteuil, et je matte. Le chanteur, celui dont j'ai pas retenu le nom, n'aurait pas du mettre un jean slim, il a un fessier qui fait la taille de l'Alaska. Il enlève sa chemise. Grrrrr: un marcel, Grrrrrrr des muscles saillants, Grrrrrrrrrr dégueu. Le second a opté pour un style preepy. Il a l'air d'avoir douze ans, j'ai l'impression qu'il va s'évanouir. Il grimace. J'ai envie qu'il enlève son noeud pap, et qu'il se mette à danser la tektonic. Mais non, il joue du pianoooo, sur un pianoooo blanc, au milieu de la scèneeee, en tournantttttt, et murmure à son public: I believe in you. C'est l'instant partage, l'instant où le coeur bat un peu plus vite, où chacune se sent unique, et vibre. Une larme coule. La lumière s'éteint. Un écran s'allume. Le beau Kevin s'adresse à son public: Please, save diabet people (grosso modo). On touche le fond. En plus, il parle en Anglais. Je m'amuse à compter le nombre de ces ados hystéro qui auraient pu comprendre le message. 3 sur un Bercy plein, à tout cassé. Ridicule. C'est alors que déboulent quatre danseurs genre hip hop, qui se mettent à sauter partout. Euh, là j'ai du avoir un bug. J'ai vraiment pas compris d'où ils sortaient, et ce qu'ils foutaient là. Bref, tout passe relativement vite. On s'en sort. Ma soeur est contente. C'est ce qui compte. Moi, je suis morte, achevée. Et j'ai encore un chapitre de la Nausée, à lire. Où comment passer des Jonas Brother à Sartre? En se couchant, finalement.



Pour ceux qui n'auraient pas compris la réf à Médusa:






mardi 10 novembre 2009

Chasing Napoleon, au Palais de Tokyo, sur BlogMyArt

L'exposition "Chasing Napoleon" au Palais de Tokyo, vue par A Fashion Geek. Cliquez ici: http://blog.bookmyart.com/

Paul Laffoley - Architecture of Utopia

Et un petit clique dingue dingue (rien à voir avec l'expo):

mardi 27 octobre 2009

Grippe et carnaval sur BlogmyArt....


http://blog.bookmyart.com/?p=24

Je blog sur l'Art sur Blog.bookmyart
Je vous y attends de pied ferme.

dimanche 13 septembre 2009

Musique! Et que chacun se mette à danser.

The XX The XX The XX The XX






jeudi 3 septembre 2009

Coralie de Seynes


Le premier jour où j'ai rencontré Coralie, alias "Coco", c'était dans un café où nous avons l'habitude de nous rendre. Dès que j'ai vu sa petite tête perdue derrière un grand verre de soda (bien entendu), j'ai su que cette fille était cool. Et puis, j'ai trouvé sa voix enjouée, sympa, le genre de voix qui vous incite à vous réveiller quand vous sombrez légèrement dans votre verre de brouilly. Nous nous sommes souvent croisées par la suite, dans tous ces endroits qui peuvent rassembler la jeunesse parisienne. La grande religion des cafés et terrains de jeux nocturnes. Bon, bref. Coralie, avant d'aimer son scooter, mon blog, et tous ces petits moments de plaisir entre amies, est une créatrice de bijoux. Formée à ESMOD, puis en stage chez Hermès, elle s'est mise, sur un coup de tête, à faire des colliers. Succès: elle a monté sa boîte et depuis, elle travaille sans relâche.
Pour cette saison, elle signe une collection vraiment réussie. Des sautoirs, des broches et des boucles d'oreille inspirés des années Charleston, Pop mais aussi du monde équestre. Cette dernière ligne, nommée "Attelage" est particulièrement intéressante. Coralie joue avec des tressages de cuir ( le même fournisseur que la maison Hermès) pour des colliers discrets, féminins, sans mièvrerie aucune. On aurait presque envie de se remettre à l'équitation. Le problème, c'est qu'à la rentrée, on doit aussi faire du pilate, du yoga, des abdos fessiers... Donc, en attendant d'avoir un jour le temps de poser à nouveau ses petites fesses sur le dos d'un fougueux destrier, on file sur le site de Coralie. Bio, collection, points de ventes: tout est indiqué. Et vous pouvez même commander en ligne.
http://www.coraliedeseynes.com/

Sautoirs Pop

Sautoir Charleston

Collection Attelage


Et on peut retrouver Coralie au salon Éclat de mode :

SALON ECLAT DE MODE (BIJORHCA) du 4 au 7 septembre à Paris-Porte de Versailles

PAVILLON 5-HALL 5 HAUT-STAND L 79

mardi 25 août 2009

Childhood


Queen The Miracle

Malcolm

Little Miss Sunshine

Alpha, Bêta, Gamma

La Grèce Antique: je suis un peu fan. C'est mon hobbie BNF-BPI-BSG. Le truc de rat de bibliothèque que je me traîne depuis des années, qui n'a rien de sexy, mais qui moi, me fait passer du bon temps. La littérature grecque, c'est mon Daniel Steel à moi, mon Guillaume Musso, mon Marc Lévy. Les tragédies surtout. Je rêverais de me muter en Antigone fougueuse ou en Médée meurtrière. J'aime bien Aristophane aussi, et tente depuis peu d'appliquer au jour le jour la philosophie d'Epictète (le contraire des héroïnes tragiques, je sais, c'est paradoxal). Et puis, la Grèce, ce sont aussi les longues tuniques drapées. Du blanc à n'en plus finir. Des images de Vestales, pures et pieuses, au sein de leur temple sacré. Alors forcément, lorsque j'ai découvert Isadora Duncan et Madeleine Vionnet, je me suis mise à expérimenter des chorégraphies contemporaines en toge grecque, et j'ai doucement espéré me marier un jour dans une robe de la couturière, avec un faux air de Pénélope ou d'Hélène. Oui, parce que ces deux femmes se sont fortement inspirées de cet univers antique. L'une pour concevoir une nouvelle approche de la danse, le XXe siècle naissant, l'autre pour mettre au jour des robes uniques, à la même époque. Des robes drapées qui laissaient à la femme une liberté de mouvement inconditionnel, tout comme Isadora prônait une danse libre de toutes contraintes. D'ailleurs, la couturière qui débuta sa carrière en Angleterre, fut fascinée par la danseuse, qui lui inspira cette nouvelle approche de la mode.
Bref, à l'heure où le musée des Arts Décoratifs consacre une expo très riche sur Vionnet, j'avais aussi envie de rendre un petit hommage à Isadora Duncan. Chose faite.


Isadora Duncan et Robe de Madeleine Vionnet

Robe de Madeleine Vionnet


Isadora Duncan


lundi 24 août 2009

Un peu de philo: questions amoureuses

Fragonard

C'est le temps pluvieux. Enfin, je ne sais pas. Si, c'est ça. La pluie frappe ma terrasse. On lit une page, on songe et on flâne sur youtube. Questions qui taraudent l'esprit, questions amoureuses. Quoi de mieux qu'un peu de philo. Pas de philo selon Philippe (pour tous ceux qui se rappellent cette série mythique d'AB production). Non. C'est une leçon de philo, à l'antique. On marche, on discute. Nicolas Grimaldi, Raphaël Enthoven. Si vous vous sentez, moi j'ai trouvé cela intéressant. Après, faut être dans l'ambiance. Laissez vous bercer par la pluie... Ca ira.


dimanche 23 août 2009

Melancholia

Gainsborough

La rentrée arrive, va bien falloir que je me remette à écrire... En attendant, allez, je me foule pas trop. Une petite sélection autour du thème de la mélancolie. Bah, oui, on est dimanche après midi, et c'est toujours un peu mélancolique un dimanche après midi. Une fin de déj de famille, un lendemain de fête, une veille de semaine de travail, les dernières minutes d'un séjour dans une ville étrangère, les adieux d'un amant...

Horst

Liz Sarfati

Lewis Caroll


Baron de Meyer


Corot



Dante Gabriel Rosetti

dimanche 9 août 2009

A la découverte des Illustrateurs de Mode>>>> 1: David Downton


Nette ou floutée, haute en couleurs ou noir et blanc, tout en détails ou simple esquisse : l’illustration de mode offre une vision subjective des collections, imposant un regard doucement rétro dans les pages glacées des magazines et rappelant qu’un vêtement commence souvent par une histoire de dessin.

À la découverte des illustrateurs de mode

ETAPE 1>>>>>> DAVID DOWNTON

Propulsé en 1996 dans les défilés de Haute Couture parisiens, David Downton n'avait alors encore jamais touché à la mode. Depuis, il dessine pour la presse ou pour des marques qui font appel à lui comme Chanel.

http://www.daviddownton.com/

A découvrir aussi: ses portraits de personnalités et son travail avec sa muse: Erin O'connor.


Claudia Cardinale


lundi 27 juillet 2009

Camel: un morceau déjà culte de PAG

//CLIP// CAMEL from PAG on Vimeo.

PAG fait de la photo, PAG fait de la musique, PAG est un génie.
PAG, c'est Pierre Alain Grégoire.

lundi 20 juillet 2009

Ryan McGinley ou la fureur de vivre









Ryan McGinley est le photographe qui shootera Tilda Swinton, pour la future campagne Pringle Of Scotland. Par curiosité, je suis allée voir son site. Voici quelques clichés que j'ai particulièrement aimés. Des clichés qui donnent à voir une nudité décompléxée. L'image d'une fureur de vivre à laquelle le corps s'adonne sans concession et sans contrainte. L'art d'une échappée belle, sublimée.
http://www.ryanmcginley.com/

dimanche 12 juillet 2009

JE JEUNE

Un projet "culture de mode", Institut Français de la Mode


Dans sa thèse intitulée Le Beau sexe faible : les images du corps féminin entre cosmétiques et santé, Bruno Remaury souligne à quel point la femme, dans notre société actuelle, est victime d’ un véritable « terrorisme du corps ». En effet, si l’image de la femme a toujours été intimement liée à la beauté, celle-ci est aujourd’hui indissociable de la notion de souffrance. Plus que jamais, il faut souffrir pour être belle. Une souffrance tant physique que morale. Physique car le corps, bien que libéré des corsets et autres objets de torture, reste contraint. La femme doit contraindre son corps à être le plus proche possible de stéréotypes, véhiculés en masse par les médias. Morale parce que désormais, la femme est responsable de sa beauté. Si elle n’est pas belle, elle est coupable, au regard de toutes les technologies qui lui sont proposées et qui se sont fortement démocratisées ces dix dernières années. Par ailleurs, elle évolue dans une société où le « souci de soi » est permanent. Elle se regarde, s’observe, et ne s’aime pas, pensant inconditionnellement qu’elle pourrait être mieux, si elle s’efforçait de s’autocontrôler davantage. Voilà le drame de la condition féminine à l’aube du XXIe siècle. Un drame d’autant plus violent qu’il se double d’un culte de la jeunesse dont la société, dans son ensemble, se fait l’apologiste. Jeune dans son corps, jeune dans sa tête, sinon rien. Et si l’homme vieillissant conserve son sex appeal avec ses cheveux grisonnants et son visage buriné, la femme, quant à elle, a le devoir de rester jeune pour rester belle. Quand Mick Jagger peut monter sur scène avec ses rides et son corps marqué, Madonna se doit de torturer le sien, des heures durant, pour espérer conserver son statut de « star ». Il ne suffit pas à la femme d’être jeune dans sa tête. Elle se doit également d’engager son corps dans cette quête de l’éternité. Elle se surprend à nier la vieillesse. Elle la refuse, la rejette. « Je jeune » pourrait-elle dire.
Certes, ce n’est pas nouveau. La littérature nous le rappelle. C’est la méchante Reine de Blanche Neige qui cherche à tuer sa belle fille, ne supportant pas que la beauté juvénile de cette dernière supplante sa beauté déclinante. C’est aussi Dorian Gray et son désir de beauté éternelle ou encore Léa, courtisane célébrée par Colette, qui cherche un peu de jeunesse, dans les bras d’un amant de 20 ans son cadet : Chéri. Oui, ces personnages souffrent. Mais c’est une souffrance différente. Au fond, ils ne souffrent pas de leur corps vieillissant et de l’image que celui peut renvoyer. La Reine souffre de jalousie, Dorian souffre de s’être asservi à son tableau et Léa souffre d’amour. Et quand bien même, à un temps donné, ils souffrent de la fuite du temps, les remèdes invoqués restent inoffensifs (nous entendons pour le corps en lui même) puisqu’ils relèvent de la magie ou de l’amour.
Or aujourd’hui, il faut lisser, tirer, couper, meurtrir la moindre parcelle qui tenterait de céder à l’oisiveté d’une terre en jachère. Ce n’est plus la Montespan et ses recettes incantatoires, c’est Madonna, ses heures de sport à outrance, son régime macrobiotique et la main habile de son chirurgien.

Un projet réalisé par Thomas Nicolas Kubrick, Élise Bonaventura Huppert, Thomas Hasky Meisel, et Mélanie Ortolo Ortolo from IFM.

samedi 4 juillet 2009

TRACES



Ou comment le drame éveille la création.

Photos de PIERRE ALAIN GRÉGOIRE, future star de la musique, de la photographie et des traits d'humour. Grand Fan de Chris Esquerre.
http://www.flickr.com/photos/pedrophotographies

dimanche 21 juin 2009

Fête de la musique





Magic Wands>>>>>Black Magic
Major Lazer>>>>>>Mary Jane
Danger Mouse and Sparklehorse>>>>> Dark Night of the soul_Little girl.


vendredi 12 juin 2009

En passant









Lise Sarfati, une autre photographe dont j'aime particulièrement le travail, est connue pour ses clichés d'adolescentes américaines, qui ne vont pas s'en rappeler l'esthétique de Virgin Suicides.

Bonne Journée!
http://www.lisesarfati.com/07contact/contacts.shtml

jeudi 11 juin 2009

J'aime



Pas le temps d'écrire. Alors, voici quelques photos d'une photographe de l'Agence Magnum, que j'aime bien: Alessandra Sanguinetti.

Have a good day!





http://alessandrasanguinetti.com/