lundi 16 février 2009

Cacharel chez Colette

Marque mythique des années années 70, fondée en 1962 par Jean Bousquet, Cacharel évoque jeunes filles en fleurs, romantisme, onirisme et poésie. On pense liberty, crépon, petites robes, désormais devenus cultes dans l'histoire de la mode. Confortée par les photographies de Sarah Moon, Cacharel (du nom d'un oiseau de Camargue, sa région d'origine) a su véhiculer des années durant, son esprit plein de douceur. Et si la marque peinait à se renouveler, connaissant de nombreux déboires ces dernières saisons, ses deux nouveaux stylistes, Mark Eley et Wakako Kishimoto semblent parvenir enfin à réinventer ses codes et à lui offrir une seconde vie. Je vous invite à découvrir une esquisse de cette collection sur le site de Colette (http://www.colette.fr/).

Sarah Moon pour Cacharel

mardi 10 février 2009

Coup de coeur

Je suis tombée sous le charme des photos d'Emma Jonsson Dysell (http://www.emmajonsson.com/), exposées au Salon du Prêt à Porter, pour représenter la Suède, dans le forum des tendances. Cette photographe fait partie de l'agence New Blood Agency (http://www.newbloodagency.com/), fondée à Stockholm, en 2008, sorte de collectif qui rassemble des photographes, une styliste et une mannequine.


L'exposition donnait à voir des portraits de personnalités de stockholm, visages électiques de la vie culturelle de la capitale suédoise. Avec sobriété, Emma Jonsson Dysell parvient à capter l'essence même de ses sujets, et offre, sans fioriture, une esquise de leur personnalité. Le spectateur s'interroge, avec l'envie irrésistible de faire leur connaissance.
Je m'excuse d'avance pour mes photos peu cadrées, qui rapportent de manière très brouillon le travail de cette photographe. Je vous conseille donc vivement d'aller faire un tour sur son blog et sur le site de l'agence.







dimanche 8 février 2009

Monsieur Pierre Bergé

Ni amertume, ni nostalgie,  mais un regard juste, franc et railleur posé sur le monde de la mode actuelle. Quelle émotion de pouvoir entendre Mr Pierre Bergé, compagnon de route de Mr Yves Saint-Laurent. Celui qui fut au côté du grand couturier dès l'ouverture de sa maison de couture, en 1962, et qui l'aida sans relâche, quarante années durant, pour que l'histoire de la mode retienne ce nom, désormais mythique. Suspendu à ses lèvres, l'amphithéâtre de l'IFM écoute religieusement. Aucune mouche ne vole. Non sans humour, il nous raconte  le parcours de la maison Yves Saint Laurent, brocarde la presse et sanctionne bon nombre de créateurs contemporains.  Dans la lignée de Melle Chanel, il nous invite à comprendre que la mode n'est pas un art, que sa fonction est avant tout sociale. Il se plaît à évoquer la multitude de jeunes designers qui confondent "couture et fantasme" et "couture et carnaval" ("C'est pas de la Haute Couture, c'est du Canada Dry"). On n'ose imaginer une rencontre avec Gareth Pugh. Et au fond de soi, on se demande: Réac ou pas? À vous de me dire, hehehe.

DU PUR BERGÉ:
" Si la mode sert à habiller des fantasmes, alors elle ne sert à rien."
"La mode est faite pour être portée."
"Le geste artistique ne suffit pas, qu'on m'embête pas avec ces histoires de carnaval."
"Outre la mode, c'est peut-être un style que l'on doit avant tout rechercher."
"La mode se conjugue au présent, jamais au passé, jamais au futur."

"SOYEZ FIDÈLES À VOS DÉGOÛTS."

mardi 3 février 2009

Des noeuds, des noeuds, des noeuds (Laurent Desgrange)

Allez savoir pourquoi, je collectionne les nœuds comme je collectionnais les timbres ou les cartes téléphoniques, lorsque j’avais huit ans. J’y mets autant d’adoration et d’application. Je les affectionne. Et pouvoir me pavaner avec un énorme nœud prêté par le showroom d’Alexis Mabille devant mes camarades de l’IFM, en décembre, fut un plaisir intense, quasi jouissif. Malheureusement, mon porte monnaie, qui aurait bien besoin d’une gigantesque opération pièces jaunes cette année, ne me permet pas d’investir dans du Mabille. Ô rage, ô désespoir, ô « jeunesse » ennemie. Dieu soit loué, en me promenant dans les allées du PAP, j’ai découvert un jeune créateur, Laurent Desgrange, qui proposait un éventail de nœuds à moindre coût, ainsi que mille et une petites merveilles que je me serais bien procurées si ma jolie petite carte bleue « bagoo » ne s’était pas bloquée.

Les prix affichés sont les prix du salon, je précise, je précise






Ancien élève du studiot Berçot, Laurent Desgrange est designer et illustrateur. Il a notamment réalisé les flyer des fameuses "party animals", qui se déroulaient chez Maxim's l'an dernier. Il conjugue univers pop et baroque dans ses créations pleines d'humour.


Pedro, ma muse, pose avec des lunettes style vintage, exposées sur le stand de Laurent Desgrange.


Vous pouvez trouver ses noeuds chez Émilie Casiez, rue Charlot, ou tout simplement envoyer un petit message, à Laurent Desgrange, sur sa page myspace ou via son site:
http://plasticqueer.free.fr/laurent/main.html

J'ai enfin pu tirer le portrait des fameuses sneakers de Lili.


Dans une zone portuaire, entrepôt de contrefaçons asiatiques, elle était là avec sa voix de velours et son sens de l'organisation unique au monde( après celui de ma mère, tout de même). Ses cheveux avaient poussé, son teint s'était éclairci et je l'ai alpaguée: "Hey, meuf, j'peux prendre une tof de toi stp, c'est pour mon blog qui rassemble douze personnes jour après jour??." Elle a répondu: "Grave, ça déchire, vas y ".
C'est ainsi que la grande Lili fut immortalisée, me consacrant un peu de son temps entre un défilé du PAP, un script, et un ciné, trop à l'aise dans ses baskets.


mardi 20 janvier 2009

Laureline au concert d'Animal Collective



Vendredi soir, au Bataclan, je suis allée voir Animal Collective qui tourne en ce moment pour la sortie de son nouvel (et 9ème) album: Merriweather Post Pavillon.
Aller pour la première fois à un concert d’Animal Collective, c’est un peu comme être jeté dans le grand bain pour apprendre à nager. Avant, les gens essayent de nous rassurer, de nous dire, en gros, ce qu’il va se passer et que c’est plutôt bien. Au début, on ne comprend pas trop ce qui nous arrive, on se sent perdu dans la fosse et on ne comprend pas si la musique qui semble venir de la scène est bien de la musique. Puis on ferme les yeux, on se rassure et on se lance. L’important, c’est de faire de grands mouvements avec ses bras.
Ca y est, on est lancé.
Animal Collective, c’est de la pop-électro-bizarre de trois gars qui font juste ce qui leur plaît comme ça leur vient. C’est aussi le groupe de la hype de ce début d’année, les inrocks, TSUGI, Chronic’Art ... tous mettent le groupe en couverture et font des critiques dithyrambiques de l’album.
Le problème d’écouter pour “faire bien en société”, c’est que finalement, au concert, on est déçu. Essayer d’intellectualiser de la musique, c’est encore plus une mauvaise idée. On cherche la production carrée du disque dans le live ou alors de l’impro pour pouvoir dire après que “ces mecs sont des génies”. On est blasé donc on ne danse pas donc on se fait chier. En deux mots, si on est snob, on n’a rien compris et on ne reviendra pas.
C’est pas plus mal.

Ceux qui venaient les oreilles grandes ouvertes ont pu retrouver l’ambiance aquatique, la touche musique d’extérieur du disque et la densité des morceaux qu’il faut juste écouter sans chercher à comprendre. Pour résumer : de la musique qui fait du bien à l’âme.

Deux parties distinctes dans ce concert. Une première un peu molassone avec un son qui se cherche un peu, jusqu’à un très bon Summertime Clothes qui fait démarrer le tout. Une première fin sur un très attendu Brothersport : la chanson qui fait du bien au coeur même quand on a trop bu! Et un tout petit rappel avec Banshee beat et My girls.

Côté mode, on pourra souligner que Avey Tare, l’homme qui crie et Panda Bear, son compère chanteur, portaient tout deux des marinières, avec des largeurs de rayures différentes.

Côté hype, je préciserai que les dédicaces sur mon vinyle font peur parce que ils ont dessiné des monstres.

En tout cas, moi, j’ai bien aimé apprendre à nager avec eux; et comme c’était pas parfait, j’ai encore plus envie d’y retourner!



Merriweather Post Pavillon, le neuvième album d'Animal Collective.



Article de Laureline Levy, manageuse et reporter

Heaven's touch




Manon Heaven, c'est la grande rédactrice en chef du magazine qui a le vent en poupe sur le net: Doyouknowlexces (également très actif sur facebook). Manon Heaven, c'est une photographe hors paire. Manon Heaven, c'est l'amie de Raphaëlle Caldaguès, la grande faiseuse de roulades sur les pistes hype de la capitale. Manon Heaven, c'est le genre de fille à se péter un genoux devant une boite, parce qu'elle est heureuse de vivre. Manon Heaven, c'est aussi le genre de fille que son père oblige à venir à des dîners d'affaire pour qu'elle fasse l'interface, le lien, la traductrice. Bref, Manon Heaven est un it girl. Focus sur son maquillage improbable, qui fait d'elle une héroïne de bande dessinée au top.
Et hop hop, on va sur doyouknowlexces.blogspot.com

lundi 19 janvier 2009

dimanche 18 janvier 2009

Les Usines Vuitton



Paroxysme de notre voyage au Mont Saint-Michel, Vuitton s'offre à nous, sans la touche glamour. Une usine high tech dans la rase campagne, avec plein de chevaux et plein de vaches. Une exposition de petits chats pour nous accueillir et nous souhaiter la bonne année, un café dans un verre en carton Vuitton. Je l'emporte. Hahaha. En plus, c'est du recyclable. Tonalité brune pour nous rappeler le bois, la nature, cette Normandie qui nous entoure. Un tableau charmant. Je pose en égérie, le dernier proto au bras, et nous voilà perdus dans un amas de toiles enduites, de speedy en veux-tu en voilà. On n'ose compter la richesse exposée, entassée, accumulée. Une ouvrière nous fait déambuler deci delà. Et tatatata, il commence à être question de logistique. Désolé, mais là j'ai raccroché. 




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Personnalise ton sac, moi je vais avoir le mien  hahaha






Vuitton, une usine verte








T'as le style ou tu l'as pas au Mont Saint-Michel

L'Institut Français de la mode est dynamique, parfois on part même en voyage. Après la Belgique, le Mont Saint-Michel. Et dans les multiples usines visitées, le baume au coeur, voici quelques leçons de style.


Pedro, son jean délavé, ses sneakers


Le sac APC de Sylvine


Les bottines fourrées, trop confort, de Sylvine


Les sneakers (achetées à Dublin, mais vues en solde à Paris) de Laureline (ma manageuse, ma journaliste)


Les sneakers d'Isa sur le carrelage d'une usine de confection lingerie, ambiance années 60.

jeudi 1 janvier 2009

Le mysticisme de Fan Death



Fan Death- Veronica's veil

La souplesse avant/arrière de la Roux



La Roux- Quicksand

La poésie apocalyptique des soeurs Mulleavy

Los Angeles ne compte plus les doubles fraternels qui oeuvrent, corps et âme, à l'accomplissement de leurs recherches esthétiques, instigateurs d'un art nouveau et révolutionnaire. Ainsi les soeurs Olsen et leur approche si sensible du corps, les soeurs Hilton et leur réflexion chaotique sur le néant, les soeurs Lohan et leurs apparitions d'une théâtralité pure et novatrice, les soeurs Spears et leur vision de la femme génitrice ou encore les soeurs Duck, dignes héritières de Wagner et de Stravinsky. LA crée, LA bouleverse, LA enthousiasme. Les médias applaudissent, Vanessa92 et Jenifer33 créent des blogs en veux tu en voilà, sur leurs icônes et des mini-olsen, mini-hilton, mini-lohan apparaissent dans toutes les capitales. Sonne l'heure victorieuse de la démocratisation. Chacun peut désormais toucher son étoile, offrant un peu de lui-même à cette genèse sublime. Et alors que ce mouvement atteint son paroxysme, l'esprit alerte de nouveautés ne peut s'empêcher de céder à l'anxiété. C'est sous lexomil qu'il se demande: Qui succèdera à ça? Le néant, le chaos?
Oui. Elles arrivent pour tout détruire. Un vent nouveau souffle sur LA. Dieu nous envoie les soeurs Mulleavy, créatrices génialissimes de Rodarte, Arachné des temps modernes, nouvelle fratrie incontournable et cette fois-ci, inoubliable. Nées à Pasadena, après des études d'histoire de l'art et de littérature, Kate et Laura conçoivent une mini collection d'une dizaine de robes et séduisent les plus grands. Depuis, leur empire ne cesse de s'accroitre, écrivant les pages d'une histoire palpitante, sans niaiseries, et suberbement inventive. Une mode féminine où le vêtement se déconstruit, s'arrache, se "trashifie" au service d'une silhouette visionnaire et sensuelle.
Alors, courage à vous, jeunes lohan, jeunes hilton, jeunes olsen, jeunes spears...: "Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux." (proverbe africain)